20 avril 2010

"Jouer comme une patate"

Expression populaire signifiant : "jouer très mal". Il est possible de remplacer la patate par une bille, une quiche, une brêle ou un joueur du PSG. Il y a actuellement un grand débat entre historiens quant à l'origine cette expression.

Une première théorie situe son origine en Allemagne au XIXe siècle. Le 16 octobre 1875, en pleine Oktoberfest, Otto von Bismarck assiste à une représentation théâtrale à Münich, avec en vedette Bertha von Ühnpatatt. La comédienne entre sur scène très éméchée et sa prestation est un désastre. Le nom de Ühnpatatt entre alors dans le vocabulaire populaire pour désigner une mauvaise comédienne. L'expression arrive en France en janvier 1941. En pleine période de chaleureuse amitié franco-allemande, Joseph Goebbels est à Paris pour assister à la première de la pièce satyrique qu'il a écrite : "La famille Rosenberg". L'actrice jouant le rôle de Mme Rosenberg est grippée et peine à se souvenir de son texte. Goebbels quitte la salle, furieux, en s'exclamant : "Es ist ein Skandal ! Elle choue comme Ühnpatatt !".

L'autre théorie remonte au début du XVIIe siècle. Les conquistadores espagnols viennent de découvrir et de ramener en Europe ce qu'ils appellent la patatas. L'un d'eux, José Vamosalaplaya, porte un grand intérêt à cette découverte et se plonge dans l'étude de la patatas. Afin d'évaluer les capacités intellectuelles de celle-ci, Vamosalaplaya décide de jouer un match d'échecs en 6 parties contre ce mystérieux tubercule, dans son petit village de Aïcaramba. Vamosalaplaya, malgré la perte de la première partie, remporte le match 5-1. Ce succès suscite la jalousie de celui qui se considère comme le meilleur joueur d'échecs du village, le vaniteux et peu apprécié Raoul Vamosalamontagna. Celui-ci défie à son tour la patatas, mais, à la surprise générale, le match s'achève sur le score de 3-3. A partir de ce jour, à Aïcaramba, on se moque de Vamosalamontagna en disant : "Raoul, il youe comme oune patatas".

NB : La première théorie semble la plus crédible car elle explique également l'expression "chanter comme une patate". En effet, Bertha von Ühnpatatt chantait particulièrement faux quand elle avait un coup dans le nez.

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03 avril 2010

Grozélophobie

La grozélophobie est la peur de jouer contre un adversaire dont le classement Elo est clairement supérieur au sien. C'est le complexe d'infériorité appliqué aux échecs. Le grozélophobe se sent battu avant le début de la partie. Le grozélophobe est de nature pessimiste et peut afficher deux attitudes différentes : le pessimisme forcené et le pseudo-optimisme.

Le pessimiste forcené va clairement afficher son sentiment d'infériorité par certaines phrases-types :  "J'ai aucune chance", "Je vais me faire défoncer", "J'espère que ce sera rapide". Il joue sans conviction, essayant simplement de prolonger la partie au delà d'un nombre de coup qu'il s'est fixé. Il perdra systématiquement, sauf si son adversaire fait preuve d'un excès de confiance en le méprisant. Sa défaite lui permet de justifier son pessimisme.

Le pseudo-optimiste est plus complexe. Son attitude est très différente de celle du pessimiste forcené. Soit il applique la méthode Coué sans trop vraiment y croire : "Je vais pas me faire exploser... Je vais pas me faire exploser..." ; soit il fanfaronne pour se donner de la consistance et utilise la méthode du rire qui cache l'angoisse : "300 points de plus ? Tu vas voir, je vais lui mettre vingt coups, il va rien comprendre, lol". Devant l'échiquier, le couétiste est adepte du serrage de fesses pour tenter d'accrocher une nulle. Le fanfaron serre également les fesses, mais avec davantage de conviction, ou tente le tout pour le tout en jouant hyper-agressif. Il arrivera de temps en temps à créer la surprise contre un grozélo pas en forme.

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